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Une approche innovante de co-création - phase 3

Le Jardin avant le bâti 

2024 a marqué une étape décisive dans la démarche de co-création engagée autour du futur projet de plan localisé de quartier (PLQ). Après deux premières phases d’ateliers consacrées à l’exploration des potentiels du site et à la confrontation de différentes hypothèses urbanistiques et paysagères, une troisième et dernière phase s’est déroulée entre février et juillet 2024.

 

Son objectif : approfondir les qualités d’usage, les aménagements et la programmation du futur quartier, tout en consolidant l’avant-projet de PLQ.

 

Depuis le lancement de la démarche, le projet s’est construit à travers un dialogue continu entre les différentes parties prenantes. Pour cette dernière phase, cet écosystème s’est encore élargi. La Seraina Investment Foundation (propriétaire du site), les mandataires, le collège d’experts, les services de la Ville et de l’État de Genève, les riverains et plusieurs associations spécialisées ont travaillé ensemble autour d’une même ambition : faire émerger un projet en adéquation avec les qualités paysagères et patrimoniales du site, tout en répondant aux enjeux environnementaux et aux besoins des acteurs de la Genève internationale et des acteurs locaux.

 

Cette diversité de regards a permis d’enrichir les réflexions et de confronter les ambitions du projet aux réalités du territoire. Elle a également contribué à faire émerger des orientations partagées pour le futur PLQ.

 

Un écosystème de compétences élargi

Pour accompagner cette dernière phase, le projet s’est entouré d’un collège d’experts réunissant des compétences complémentaires dans les domaines du paysage, de l’architecture et de l’urbanisme, de l’économie et de la durabilité, de la sociologie urbaine, du patrimoine, de la culture ou encore de la Genève internationale.

 

De nouvelles associations ont également été invitées à participer aux échanges, apportant leur expertise sur des enjeux aussi variés que la mobilité, la nature, la faune ou l’inclusion des personnes en situation de handicap.

 

Cette diversité de points de vue a permis d’aborder le projet dans toutes ses dimensions et de faire dialoguer des enjeux parfois distincts : préserver les qualités existantes tout en transformant le site, accueillir de nouveaux usages tout en maintenant son ouverture, construire tout en donnant une place centrale au vivant.

 

Atelier 1 – Placer le vivant au cœur du projet

Le 27 février 2024, le premier atelier a posé les bases de cette réflexion autour du Plan Guide du Vivant, présenté par l’Agence TER. L’approche proposée place la nature, les sols et les qualités paysagères au cœur de la conception du futur quartier.

 

La conservation des sols fertiles, le renforcement des franges boisées existantes et la création d’un paysage généreux constituent les principes directeurs de cette approche. Une attention particulière est également accordée à la valorisation des grandes perspectives sur les massifs montagneux environnants et à la préservation des continuités écologiques avec les espaces naturels qui les prolongent.

 

Le futur réseau de déplacements s’inscrit dans cette même logique, avec un maillage piéton et cyclable permettant de relier les différents secteurs du site et de favoriser un quartier apaisé, libéré de la voiture en surface.

 

Au centre de cette vision, le futur parc public constitue l’élément structurant du projet. Ouvert sur le quartier et son environnement, il crée un espace fédérateur au bénéfice des riverains et des acteurs de la Genève internationale, tout en assurant la continuité des séquences paysagères et écologiques du secteur.

 

 

Atelier 2 – Conjuguer patrimoine, environnement et nouvelles formes urbaines

Le 23 avril, les réflexions se sont poursuivies autour de la transition écologique, du patrimoine et de l’insertion du futur quartier dans son environnement.

 

Les ambitions environnementales du projet ont notamment été approfondies, avec la recherche de standards élevés tels que Minergie ECO, SNBS ou LEED. Le recours aux énergies renouvelables, l’utilisation de matériaux bas carbone, la réduction de l’empreinte thermique et la préservation de la perméabilité des sols font partie des principes étudiés.

 

Le patrimoine du site a également occupé une place importante dans les échanges. La rue Michelle-Nicod et l’Allée des Marronniers, notamment, constituent des éléments identitaires à préserver et à valoriser, témoins du passé du Grand Morillon et de l’évolution du site.

 

Un temps fort de cet atelier a été la présentation d’une maquette physique en trois dimensions du projet. Cet outil a permis aux participants, aux experts et aux différents partenaires de visualiser concrètement les volumétries envisagées et leur insertion dans le périmètre élargi.

 

 

Atelier 3 – Préparer les usages et le quartier de demain

Les échanges de juin et juillet ont enfin permis d’affiner la programmation et de finaliser les principaux arbitrages concernant la morphologie des bâtiments.

 

Trois enjeux ont particulièrement guidé les discussions. Le premier concerne l’évolution des besoins, à la fois, de la Genève internationale et du tissu économique local. Le deuxième porte sur la réversibilité et la flexibilité des bâtiments, afin de concevoir des espaces capables d’évoluer avec le temps et de limiter les risques d’obsolescence des structures. Le troisième concerne les usages et la capacité du futur quartier à les accompagner au quotidien.

Le futur projet propose un programme mixte, ouvert et évolutif, capable de s’adapter aux besoins de la Genève internationale et de son environnement local. Il pourra accueillir une diversité de fonctions – espaces de travail et de rencontre, bureaux, résidences d’affaires, services, commerces, restauration, équipements culturels – tout en créant des conditions favorables aux échanges entre les acteurs locaux et internationaux.

L’ambition est de créer plus qu’un lieu de travail : un véritable morceau de ville, où différents usages et différents publics peuvent se côtoyer et évoluer ensemble.

 

Un parc à la croisée des chemins

Au fil des ateliers, une conviction s’est affirmée : le paysage et les usages doivent précéder le bâti. La conservation d’une grande partie de la pleine terre permettra de développer le patrimoine végétal, de planter de nouveaux arbres et de préserver les vues dégagées sur le Mont-Blanc. Le futur parc public constituera un espace commun au cœur du projet, ouvert aux différentes publics et connecté aux quartiers environnants.

 

Cette volonté s’inscrit dans l’identité même du projet, qui reflète l’esprit d’échange et d’ouverture de Genève. Le parc doit ainsi devenir un lieu où se croisent les cultures, les idées et les usages, et contribuer à renforcer les liens entre la Genève locale et internationale.

 

Le projet prévoit également de nouvelles promenades piétonnes entre la Route des Morillons et la Promenade de la Paix. Ces cheminements permettront de préserver la traversabilité du site et d’en maintenir l’accessibilité.

 

 

Faire vivre la continuité

Cette réflexion s’appuie aussi sur une réalité déjà présente sur le site. Depuis plusieurs années, le Jardin est devenu un espace où se côtoient culture, agriculture urbaine, consommation locale, détente et dialogue autour du projet.

 

La démarche de co-création a ainsi cherché à inscrire le futur quartier dans ce récit plutôt qu’à repartir d’une page blanche. L’objectif est de préserver cette vocation de « cœur de quartier », en maintenant une diversité d’usages et en donnant une place aux initiatives récréatives, associatives et culturelles.

 

Le travail mené avec les associations présentes sur le site, notamment Genève Cultive et La Barje, participe à cette réflexion. Certains usages et certaines dynamiques développés ces dernières années pourront ainsi trouver leur place dans le futur projet, afin d’assurer une continuité entre le Jardin d’aujourd’hui et le Parc de demain.

 

 

Cap sur la concrétisation du PLQ

Le 4 juillet 2024, cette troisième phase de co-création s’est conclue par la validation collégiale de l’avant-projet de PLQ par le Comité de Pilotage et le Collège d’experts.

 

Au total, plus de 400 participants auront contribué à faire évoluer le projet au fil des différentes étapes de concertation. Plus de trois années d’ateliers, de rencontres et d’échanges auront permis de confronter les ambitions du projet aux réalités du territoire, aux attentes des usagers, aux enjeux environnementaux et aux exigences patrimoniales.

 

Avec la validation de l’avant-projet de PLQ et dans la continuité de cette démarche engagée, le projet franchit une nouvelle étape et entre dans les phases formelles de préconsultations administratives et de mise à l’enquête technique.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur la démarche de co-création ? Découvrez également les articles consacrés à la phase 1 et la phase 2 des ateliers.

 

 

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